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Sunday, July 12, 2015

Deported

Once again my blood has been raped,
Once again my peers know misery.
It is hard to understand the reasons beneath that tragedy.
Yet, we still don't care,
Well most of us ...
We talked of dignity,
We keep on blaming,
Putting petitions out.
Petition for what?
Shouldn't we say it's enough?
Shouldn't we care for them?
Let us take pride in our roots,
Join forces and work the soil of our forefathers.
Because, together we can strive.
Only together, can we build this nation.
"L'union fait la Force" always Remember.
                                                                              Ladymyou


Saturday, June 28, 2014

Anpil Souvni …

Mwen pa konn si sa konn rive'w
Pou chita poze poze, epi lan panse'w
Souvni dantan'w ap flannen,
Epi yo ba'w on ti dan griyen …
Monchè M'pa kache di nou sa
M'pa kwè gen on jwèt ke mpa esseye...
Si'w Leve pòtoprens Ayiti,
Se sur ou jwe nenpot dis lan jwèt sa yo.
Se vre m'tifi men m'te jwi ...
Rele rat, rat ! mte grennen !
Mwen leve bonè, Mwen domi ta...
Mwen jwe football lan lari...
Mwen teke mab lan koulwa
Si pa gen lakrè trase'l a chabon ...
Mwen voye woch dèyè fwi ,
Mwen monte pye bwa ...
Mwen pwan woulib desann lan bouda kanntè,
Fe kous kouri pou tounen monte ...
Mwen degringole mònn sou bekan
Degidon, chaine soti, A A oye ...
Mwen bote dlo lan fontenn,
O fèt Swadizan, ou fè senk èdtan lòt bò a
Senk minit ap plen, dis pou tounen lakay a'w
Woule tèt bokit ak fè seso
Fè rara ak bouda bokit la
San konte gè fistibal pandan vakans
Zam plomb, zam peta epok desanm
Monte mi pou ale ka vwazinay
Na dim sa pa jwèt tifi men
Mte fè sa yo tou wi
M'Jwe Marèl pou mariaj,
M'jwe woslè pou tap ,
San konte poupe epi sote kòd tou
Te vin gen nintendo playstation
Sèl bagay m'pat arive monte kap la vre Seyeu
M'pat fouti ka konprann koman vodou bahay sa a pati
Afè lago kache a li menm, mpat supote sa...
Men se pa grav ! mpat nwi …
Mpa konn pou ou men mpa regret
Depi tou piti mleve Ayiti
Anpil Souvni …
Tiye'm rache'm se la pou'm mouri …



Wednesday, February 19, 2014

Haiti

Haiti, Terre de feu,
Terre benite,
Terre maudite.
Femme pieuse,
Femme vaudoue.
Terre d'espoir,
Terre d'effroie.
Femme d'amour,
Femme de haine.
Terre ensoleillée,
Terre assombrie.
Femme vierge,
Femme abusée.
Terre libre,
Terre abattue.
Haiti, terre de nos pères,
Un jour, seras tu
Femme victorieuse.
                       Ladymyou

Friday, January 4, 2013

Rèv an mwen


Bouch ou bò kou’m
Ap bo li tan zan tan
Souf ou vinn pi fò
Wap fè’m sou

Men ou nan còsaj mwen
Wap karese pwent tete’m
Jem ret fèmen
Mwen vle pou souse’m

Lang ou ap roule ti bouton yo
Yo pa pran tan pou di’w bonjou
Kon ti bebe wap tete yo
Pa prese, nou gen tan toujou

Tèt mwen ap pati
Pouki wap fèm sa
Souple, pa ralenti
Pou ou mwen pare tout sa

Ou pran san’w pou fè’m dous
Ou pran san’w pou konn sa’m renmen
Pa lage’m ti doudou
Pa lage’m , pa lage’m

Sanzatann, loraj gronde
Grenn lapli ap bat fèy tol yo
On lot fwa anko,
Mwen te anba dra pou kont mwen.

Monday, December 3, 2012

Jadis


Jadis, fut-elle qu’une ile,
Aujourd’hui, n’est-elle qu’un pays.

Jadis, fut-elle divisée qu’en caciquats,
Aujourd’hui, n’est-elle limitée qu’en départements

Jadis, fut-elle habitée par des Indiens,
Aujourd’hui, ne loge-t-elle que des descendants Africains.

Jadis, fut-elle colonisée,
Aujourd’hui n’est-elle qu’enchainnée par d’autres maux.

Jadis fut-elle la perle des Antilles,
Aujourd’hui, n’est-elle que perle de lentilles.

Jadis, connut-elle verdure et tribus,
Aujourd’hui, ne voit-elle qu’ordures et ciments. 

Jadis, fut-elle exploitation et richesse,
Aujourd’hui, n’est-elle qu’espoir et souffrance. 

Jadis, elle fut;
Mais continue d'etre

Oh !!! Ma Quisqueya!!!
Manman Cherie!!!

Jadis,
En ce temps-la,
Tu fus découverte.
                              Ladymyou

Friday, November 30, 2012

L'appel


Au loin dans ce Carrefour, se joue une musique,
Elle se diffère des autres genres par son tempo et sa voix.

Au loin dans cette intersection, se cuisine un riz au djondjon,
Au poids france et aux écrevisses

Au loin sur ce chemin, se trouve assise une marchande de surettes,
Attendant les écoliers à la sortie de l’école.

Au loin dans cette impasse, se fonctionne un garage garnis
De voitures en mauvais état, attendant leur tour d’être consulté.

Au loin sur ce morne, se démele une paysanne qui se dirige
Au marché pour y vendre ses vivres.

Au loin dans cette ville, se lève une odeur d’espérance
Malgré la collision de misères polluantes.

Au loin dans ce pays, se sent le courage de se relever
Pour un demain meilleur.

Au loin dans ce Coeur, se ressent la tristesse de n’être auprès des siens,
Mais la joie d'un retour attendu pour demain et demain…
                                                                                        Ladymyou

Sunday, November 18, 2012

Konyen'm m'ap Konyen'w


La wouze nan jaden mwen,
Dlo kò'w sou kè an mwen.
Lè'm gade an dedan zye'w,
M santi'm dekontrole'w.
Chay bouda'm fè zizye'w bat,
Jenn tifi pa ti kakat.
Sa ou t'ap espere a,
Mwen ba ou li yèreswa.
Mwen te monte'w korekteman,
Ou fini pa santi'w jenn jan.
Jodia je'm tombe nan je'w,
E mwen wè timidite'w.
Menm si sete jis pou yon nwit,
Pa gen anyen ki di ke sa pap vire vit.
Chak janm mwen pati yon bò,
Bwa'w rèd, nou tou de mò.
Nou pa gen anpil tan avan solèy leve,
Men moman sa se pou nou de.
Sou kabann lan, nou mare lan dra .
Santiman nan kè an nou, kibò n'pwal apre sa .

                                MissAhdynn


Saturday, November 17, 2012

Vertières


Sur une colline se trouvait un fort
Un fort garnit de soldats
Ils étaient vaillant et courageux
Leur blazon portait la fierté
Qu’ils avaient d’etre parmis la plus grande force du monde
L’invicible et puissante armée Napoléonienne
Pourtant, ils furent déchus dans ce grand fort de Vertières
Piétinnés comme de simples fourmis
Par de simples paysans
Par des esclaves
Plus honteux encore, par des Nègres
Des nègres qui ont montré qu’ils valaient mieux
Q’une simple affaire de couleurs
Ils étaient des hommes
Des hommes assoiffés de liberté
Pret a mourrir pour cet ideal
Un ideal qui poussa le courage d’un d’entre eux,
Le fameux Capois La mort a crier
En avant, en avant,
Sous les feux des boulets de canon.
Un ideal qui apporta une triomphante victoire
Et la naissance d’un nouveau peuple
Qui pitoyablement oublie son passé
Oh! Qu’as –tu fait pour mériter cette benediction malsaine?
Pourquoi ce malheureux chatiment ?
Pourtant ton Coeur continue de sourire
Et de fleurir parmis tant de calvères
Relève toi, relève toi
Car les pages de ton histoire ne font que commencer

                                                       Ladymyou

Friday, August 31, 2012

A ma Terre

Comme une brindille que le vent ballote ça et là,
C'est mon coeur qui se promène au loin là-bas;
Car de ma terre, il ne me reste que la poussière.
Les hommes qui y vivent me meurtrissent.
Les plantes qui y poussent qui guérissent.
Les animaux qui y vivent qui périssent.
Les honneurs qui y survivent me retiennent.
La Haine qui y demeure la détruit .
Il y fait bon y vivre mais il fait peur d'y vivre.
Le vent m'enleve mes grains de terre fertiles,
Et me ramène poussiere et sable.
Ma jeunesse n'y a plus aucune vie.
Elle attend seulement que le vent l'emporte loin de là.
"Mon coeur ne bat plus
Je ressens le poison que je suis devenue"
Qu'est-ce que j'ai fait de ma terre?
Un desert de poussière ...
Un cimetière de sable...
Un océan de sénescence...
Une mort absolue...
C'est quand je pense à ma terre,
Que j'ai mal au coeur ...

                               Miss Ahdynn

Wednesday, August 29, 2012

Poussière d'Ange

Très tard dans la nuit,
Une belle de nuit s'épanouit.
La lune est au plus haut dans le ciel,
Et près d'elle, des étoiles étincellent.
Sur l'herbe étendue,
Le regard perdu.
Dans les mystères du néant
Une fillette allongée se reposant.
L'air est léger,
Le vent glacé,
Le soir dans nos villes de campagne,
Très haut dans nos montagnes.
Loin des villes modernes,
Des visages à rictus, fatigués et ternes,
là où les voitures et autres machines,
Répugnent a mener les activités assassines,
De leurs habitudes, comme cette grisâtre fumée
Polluante, A notre visage incessamment soufflée.
Là où la seule poussière
Que l'on respire,
Est la trainée de poudre laissée par un ange
Qui dans les abysses célestes voyage.

                               Miss Ahdynn

Saturday, June 9, 2012

Perspective ...


QuisQueYa

Elle est belle comme le bleu de l'eau de mer,
Aussi calme , Aussi profonde,
Aussi mysterieuse, Aussi magique.
Elle sourit comme le soleil,
Elle rayonne, Elle eblouit,
Elle transporte, Elle impressionne.
Elle regarde comme le clair de lune,
Immobile, Immarcessible,
Intouchable, Indescriptible.
Elle respire comme une etoile,
Belle et chaude, Explosive.
Elle vit comme un rayon ,
Infra-rouge qui perse,
Ultra-violet qui brule .
Comme un faisceaux lumineux,
Qui ne brille que pour des beaux yeux.
Elle s'appelle Haiti ,
Bohio ou QuisQueYa ,
c'est-a-dire Terre montagneuse ...

                                  Miss Ahdynn

Monday, May 21, 2012

Tuesday, May 8, 2012

C'est Notre Douleur


Si vous prenez le temps
De regarder dans nos yeux
Vous risquez de couler
Noyer dans ces larmes
Que nous pleurons à sec
Nous semblons rayonner
Baignés dans l’insouciance
Ce n’est pas si simple que cela
En nous sommeille
Le poids de chaque jour
Nous souffrons les uns pour les autres
Comme un cordon, comme une chaine
Nous trainons sur nos pas
Les cadavres de ceux
Tombés sur les chemins
Nous resserrons les rangs
Près des maillons faibles
Près de nos blessés 
Je vous en pris pitié
Pour les quelques uns encore debout
Ils portent tous ces autres avec eux
C’est à eux de trouver
Ce passage qui doit mener a demain
Sans que pour autant l’aujourd’hui ne perdure
Ils ne sont tellement pas nombreux…

Friday, April 27, 2012

Haïti


Oh ! Haïti
Si le ciel était ton œil
Il serait gris de peine
Il pleuvrait tous les jours
Car tu pleurs chaque jour
Si les arbres étaient tes cellules
Tu mourrais à petit feu
Comme ils s’en vont un à un
Je te verrais dépérir
Si les rivières étaient ton sang
Tu serais malade
Car elles sont sales
Souillées ou asséchées
Si les artères de Port-au-Prince
     Etaient tes artères à toi
     Tu serais hospitalisée
     Car elles sont bouchées
     Ecrasées, remplies de cailloux
     De carcasses, de détritus
Si nos policiers étaient tes globules blancs
Tu serais sidéenne
Tu serais leucémique
Ils ne sont donc pas tous si fiables
Qu’on aime à le croire
Si tu es vraiment celle que je vois quand je me réveille
    Tu n’as plus longtemps à vivre
Si tu es celle que je vois dans mes rêves
    Je voudrais rêver éveillée ou dormir à jamais

                                                         Miss Ahdynn ...